Publié le 04 avr 2025Lecture 2 min
SCA chez la femme jeune : ne pas les sous-estimer !
Anne CHOUBERT, Paris

Lors des JESFC, le Pr Martine Gilard, le Pr Pascal Motreff et le Dr Anne Bellemain-Appaix ont exploré les spécificités des syndromes coronariens aigus chez les jeunes femmes. Sous-représentées dans les études, elles présentent des caractéristiques uniques, des retards diagnostiques et un accès inégal aux traitements.
Le SCA de la femme jeune : quelles particularités ?
Le Pr Martine Gilard a mis en lumière les spécificités des femmes jeunes face aux maladies cardiovasculaires, responsables de 35 % des décès féminins en 2019. Elles sont peu représentées dans les études cliniques, en raison d’une méconnaissance des spécificités liées au sexe. Le syndrome coronarien aigu (SCA) chez les femmes jeunes se manifeste souvent par des douleurs thoraciques sous-estimées. Ces patientes ont moins de facteurs de risque traditionnels, mais présentent des caractéristiques distinctes, comme un diamètre coronarien réduit et une tortuosité accrue des vaisseaux. Les principales causes incluent les maladies coronariennes obstructives (80 à 90 %) et des formes non obstructives, comme le MINOCA (infarctus sans obstruction coronarienne) et les dissections spontanées des artères coronaires (SCAD).
Le SCA de la femme jeune : quelle prise en charge ?
Le Pr Pascal Motreff a rappelé les spécificités et les défis de la prise en charge des femmes jeunes avec SCA. Malgré des recommandations identiques pour les deux sexes, les femmes jeunes présentent des délais plus longs avant revascularisation, un accès moindre aux traitements recommandés et des particularités physiopathologiques comme le SCAD. Ces éléments aggravent leur mortalité, nécessitant des approches thérapeutiques adaptées, souvent conservatrices, pour éviter les complications. Le Pr Motreff a insisté sur l’importance d’un diagnostic rapide et de techniques modernes d’imagerie pour optimiser la prise en charge. Il a également souligné le rôle de la prévention secondaire et d’une meilleure sensibilisation des soignants pour combattre les idées reçues et améliorer les soins.
Le SCA de la femme jeune : et ensuite ?
Le Dr Anne Bellemain-Appaix a souligné l’importance d’une réhabilitation cardiaque adaptée, intégrant des programmes dédiés et un soutien social et psychologique pour faire face au stress émotionnel. La gestion des complications hémorragiques sous traitement antiplaquettaire a également été discutée, tout comme les questions hormonales, notamment la contraception, la prise en charge pendant la grossesse et l’usage du traitement hormonal substitutif chez les patientes post-ménopausées après un événement cardiovasculaire.
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